May 2008
12th
Dans le transilien, à Montparnasse, un jeune homme d’une vingtaine d’années a ses pieds posés sur le siège devant lui. Une dame, la quarantaine, assise à côté de lui, visiblement exaspérée: - Vous savez monsieur, je trouve ca vraiment completement pas respectueux de mettre ses pieds comme çà sur la banquette. - Vous m’en voyez désolé.
- Vous vous en foutez ?
- Non non, j’en prends bonne note.
- Et bien si vous étiez vraiment désolé vous les retireriez !
- A vrai dire non, voyez vous madame, à présent deux objets sont sur la balance. D’un côté il y a la satisfaction de mon confort personnel, de l’autre côté, l’obéissance à une demande dont le peu de politesse et de distinction incite à l’ignorance de son auteur. Autant vous dire que la balance penche du premier côté.
Ne pas informer un peuple des périls qui menacent pourrait être qualifié de non assistance politique à une communauté en danger. Mais nous sommes tellement habitués, sous ces cieux cléments, à la médiocrité du discours public qu’il se trouve peu de responsables pour imaginer que dire la vérité, préparer les esprits, anticiper les évolutions, ressort de l’ordinaire de l’action publique et non pas de son extraordinaire. Ce que nous préférons, ce sont encore et toujours les belles histoires de la politique comme seule la France sait en produire. Dans nulle autre démocratie comparable à ce que nous sommes, on ne pourrait imaginer un face-à-face entre l’animateur le plus populaire de la télévision française et un représentant au visage avenant du trotskisme, variété intellectuelle née en Russie dans un siècle qui n’est déjà plus le notre. Cette rencontre, diffusée hier à l’heure du thé sur une chaine de service public, dit bien l’état de rêverie dans lequel nous vivons. Croire et mettre en scène des artifices ne peut être que le préalable à des désillusions cruelles et douloureuses.
May 2008
6th
André Fournier [le frère de Michel Fourniret] s’est adressé aux familles des victimes, ce que son frère n’a jamais fait. “Je compatis beaucoup et je pense beaucoup à vous. L’affection que je vous porte est plus forte que mon lien de famille. Si un jour je peux faire quelque chose, …”, a-t-il dit. Il s’est ensuite tourné vers son frère: “Je voudrais qu’il sache qu’il sera toujours mon frère. Si jamais plus tard, dans sa vie que je souhaite longue, il souhaite ma présence, ma venue, il connait mon adresse”. Des mots fraternels qui ont, pour la première fois, tiré des larmes à Michel Fourniret.
May 2008
5th
I’m a wonderlust king
I stay on the run
Let me out
Let me be gone
Plus grave encore est son volontarisme sur le pouvoir d’achat et la croissance. Or, sur ce plan Nicolas Sarkozy bute sur les mêmes problèmes que ses prédécesseurs. Il n’est pas parvenu à développer une pédagogie politique qui permettrait de comprendre que l’Etat ne peut pas tout mais que la fin de son omnipotence ne le rendrait pas pour autant inutile.
Thirty-five years ago today, something remarkable happened: A U.S. president concluded a major address with the words “God bless America.
April 2008
29th
Au fond, la spécificité de l’Occident, ce n’est pas la défense des droits de l’homme, mais la défense des droits de l’homme comme individu. Et les convictions anthropologiques chinoises, et aussi musulmanes d’une autre manière, sont enracinées dans le holisme, ou vision de la société comme communauté : l’individu n’y existe vraiment comme valeur que dans son groupe, sans lequel il perd sa signification.