Cette transparence, n’en déplaise à Henri Guaino, n’est ni totalitaire ni mesquine. Elle est républicaine et la refuser, en la dénigrant, renvoie à un comportement trop connu, cultivé à outrance par les puissants, les privilégiés, les titulaires de charges exceptionnelles. Cela signifie en substance qu’on veut bien les droits mais pas les obligations ni les devoirs. Ce dernier, aussi dérisoire soit-il, consiste à se justifier. Le beaucoup, voire le trop aujourd’hui a des comptes à rendre. Je préfère cette évolution à une société qui se satisferait de tout comme allant de soi. Que la contestation porte sur l’essentiel ou sur l’accessoire. Rien n’interdisait à Henri Guaino, qui aurait dû se comporter en l’espèce comme un citoyen heureusement ordinaire, de s’expliquer, de justifier notamment cette indemnité et d’offrir à son interlocuteur une image acceptable de l’élite républicaine. Une telle attitude aurait été d’autant plus de mise que, sans démagogie, une précarisation sensible de beaucoup la rendait encore plus humainement nécessaire.
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“Républicain quand ça l’arrange !” par Philippe Bilger sur Justice au singulier (December 3rd, 2009) J’aime beaucoup Henri Guaino, mais sur ce coup-là, je dois reconnaître que c’est Philippe Bilger qui a raison. |
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