Une sélection des 30 plus beaux buts en Ligue des Champions ces 15 dernières années
Tous ces buts sont des œuvres d’art, des moments d’harmonie, des instantanés de perfection. Même qui n’est pas amateur de ballon rond peut, j’en suis convaincu, le comprendre, le ressentir et le partager au nom de l’amour du beau.
Quand je vois le but classé en première position de ce classement (et qui se trouve, par conséquent, tout à la fin de cette vidéo - je le dis à l’attention de ceux qui, vite découragé par la succession de tirs au but, n’en auraient zieuté que les premières secondes), c’est-à-dire la reprise de volèe de Zidane avec le Real Madrid en finale contre le Bayer Leverkusen en 2002, je ne peux pas m’empêcher de penser que cette frappe d’une pureté folle, réalisée par l’un des plus grands joueurs du monde, dans l’un des plus grands clubs du monde en finale de la meilleure épreuve de clubs du monde AURAIT DÛ avoir une petite soeur à l’échelon des équipes nationales. Et je le pense d’autant plus fort qu’on est passé à deux doigts d’en voir la couleur en 2006 lors de la Coupe du monde en Allemagne. Les mêmes conditions étaient réunies : Zidane, encore et toujours, et même, excusez du peu, comme capitaine - après 11 ans de sélection, il était temps ! -, l’une des plus grandes sélections du monde, l’équipe de France - deux fois finalistes (1998, 2006) en 3 éditions, du jamais vu depuis l’Allemagne (1982, 1986, 1990) et une finale de Mondial, soit le match de football le plus important, le sommet absolu. Nous sommes à la 103e minute, dans la prolongation, le score est de 1-1, la tension à sa comble, Sagnol centre magnifiquement, Zidane s’élève plus haut que tout le monde, son coup de tête est superbe, le ballon se dirige tout droit sous la transversale adverse, mais hélas, le gardien de l’équipe d’Italie, Buffon le mal nommé s’interpose et d’une claquette envoie le missile en touche et nos espoirs à la douche. Huit minutes plus tard, on assiste à un autre coup de tête, d’un tout autre style celui-là, et consterné comme jamais, on peste avec la rage de celui qui souffre d’avoir trop espéré.
Le pire dans tout ça, c’est que plus de trois ans après, à chaque fois que je me repasse cette action de la 103e minute, j’espère toujours que ce ballon finira par aller au fond…

















