c0wb0yz Lives !
Le lobbying n’est plus, et cela depuis longtemps, une manière contestable de faire de la politique à Bruxelles mais la réponse apportée à une double demande, institutionnelle (de légitimation) et sociale (de représentation). Composante endogène de l’intégration européenne, il est probablement, à côté du monopole d’initiative de la Commission, du vote à la majorité au Conseil européen et du principe de primauté du droit communautaire, le quatrième pied sur lequel repose l’édifice politique européen. En ce sens, il contribue à démocratiser l’édifice européen, n’en déplaise aux tenants du « retour du politique » et aux parangons de la « représentation nationale ». Mais le contraste existant entre la place qu’il occupe de fait et l’inconfort que ce constat engendre montre que l’analyse du processus d’intégration n’a pas été menée à son terme. Le débat actuel sur le lobbying le confirme. La grammaire politique de l’Union reste à écrire.