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Lors de la prochaine alternance, la gauche devra donc présenter un projet de révision constitutionnelle, soumis directement au pays par voie de référendum.
“Non à l’hyperprésidence” par Robert Badinter dans Le Monde.fr (July 19th, 2008)

Même si De Gaulle l’a fait en 1962 pour proposer l’élection du PR au suffrage universel en court-circuitant le Sénat - eh oui déjà ! -, il n’en reste pas moins que c’est inconstitutionnel et de la part d’un sénateur, ex-garde des Sceaux et, cerise sur le gâteau, ex-président du Conseil constitutionnel, très très violent.

UPDATE : En fait, l’inconstitutionnalité ne pose pas vraiment problème. En 1962, le CC avait renoncé à se prononcer sur l’initiative gaullienne aux termes d’un raisonnement contesté - ce qui n’avait pas empêché le président du Sénat, Gaston Monnerville (gauche) de crier à la “forfaiture”. Non, ce qui surprend surtout dans cette déclaration de Robert Badinter, c’est qu’alors qu’il tonne contre la “monocratie” présidentielle, il propose dans le même temps de recourir à une conception présidentielle TRES EXTENSIVE de la révision constitutionnelle. J’y vois une incohérence majeure que seule justifie son peu d’espoir de voir le Sénat un jour passer à gauche.

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