On est en droit d’attendre d’Obama une révolution sur la démocratie participative bien plus qu’un groupe sur Facebook, des posts sur Twitter, des vidéos sur YouTube. En période de transition, il entend s’y attaquer en ouvrant simultanément trois sites web dits “participatifs”. Mais là encore, le message politique domine. Le seul contenu émanant des citoyens est le nombre de votes sur des sujets prédéfinis. Où sont passés les commentaires sur le blog ? Pourquoi ne peut-on pas consulter dès à présent les propositions des citoyens ? Comment vont-elles être intégrées dans l’action politique ? On n’en saura pas plus pour l’instant. On donne à l’internaute une page à compléter, un bouton pour voter. On donne surtout au citoyen l’illusion de s’exprimer. Et on le crie haut et fort. Le buzz fonctionne, la presse et la blogosphère soulignent l’exploit. Le marketing est décidément le grand gagnant. Pour la démocratie participative, on repassera.

















