c0wb0yz Lives
Farhad Manjoo : “Sotomayor quotes socialist Norman Thomas in her yearbook. What’ll they do when Supreme Court nominees have Facebook?”
TWITTER: Get up to the minute reports on what celebrities, who have no idea who you are, had for breakfast
FACEBOOK: Get up to the minute reports on what people you haven’t talked to in almost 20 years are having for lunch.
Relationship status doesn’t have to be a source of confusion and despair. Emily and Michael Weise-King were in complete agreement about their status: they decided to change themselves from “engaged” to “married” in the middle of their February 2009 wedding reception. “It was after cocktails but before the first course at dinner,” says Mrs. Weise-King. Still in their bridal attire, the couple whipped out their iPhones — they’d done a test run ahead of time and determined that they had to use the web browser and not the simple iPhone app — and switched status in front of bemused wedding guests. (They also uploaded a photo.) Throughout the rest of the night, Weise-King would occasionally glance down at her Facebook profile, “the way I’d glance at my ring when I first got engaged.” Their status has not changed since.
Facebook has fallen out of favor with me. Sure, I still check it occasionally, but mostly I find myself hiding poll and survey results from my stream, rather than actually interacting with people.
Le 28 avril prochain, TF1 met les demi-finales de la Ligue des Champions sur Facebook
Enseignement de ce fiasco: l’utilisateur lambda n’est pas un «early adopter» geek. Si les utilisateurs de Twitter sont capables de s’adapter au changement et même d’aller chercher tous seuls des petites applications (plugins firefox, client installé sur sa machine…) pour améliorer leur expérience de microblogging, ce n’est pas le cas du public de Facebook, devenu au fil de la célébrité (quasiment 10 millions d’utlisateurs en France, rappelle BienBienBien) plus familial, plus généraliste et par là-même plus rétif au changement lorsqu’il bouleverse ses habitudes de navigation, n’en déplaise à Michael Arrington. Finalement, au-delà des déboires de Zuckerberg et de son équipe, cette affaire revient à l’éternelle question de l’usage : pourquoi utilise-t-on Facebook ? Pour avoir des nouvelles de gens qu’on connaît mais qu’on voit peu, pour entrer en contact, regarder leurs photos de vacances, suivre leur évolution professionnelle ou sentimentale… Mais pas, ou peu, pour échanger des liens ou des informations comme on le fait sur Twitter.

Que recherchent les gens sur Facebook? Sans conteste la possibilité d’être au courant de tout ce que font leurs amis, ce vieux fond de voyeurisme qui nous fait nous délecter de la séparation d’un couple d’amis ou des photos bourré d’un collègue de bureau. Si ma mère a ouvert un compte, c’est bien pour “avoir de vos nouvelles, mes fils chéris”.

Certainement admiratif devant Twitter, Facebook a voulu renverser la table en postulant que l’avenir n’était pas au partage de l’actualité intime mais au partage de l’actualité avec un grand A. C’est ce qui a fait le succès de Twitter: son évolution récente en fait un média de jubilation collective sur l’actualité et non plus un outil de traçabilité de ses amis comme ça l’était à ses débuts.

Problème: pour l’instant, le grand public s’en fout de savoir 10 minutes avant France-Info qu’un avion s’est crashé à Amsterdam. Twitter est un outil pour junkie de l’information, une sorte de fantasme de journaliste qui voudrait que le flux d’information le poursuive jusque dans les chiottes, mais certainement pas un outil de masse. En expurgeant le news feed, colonne vertébrale du site, des infos personnelles (comme les photos taguées, les statuts amoureux, les inscriptions aux forums et events), Facebook pousse ses utilisateurs à «twitter», à poster des statuts, et encore des statuts (et aussi un peu de liens).