Elevé entre Londres et Chicago, d’un abord affable mais réservé, Christopher Nolan a tout du Britannique indéchiffrable. Tel son maître Kubrick (sans être phobique de la publicité comme lui), il aime que le public débatte à l’infini de ses intrigues sophistiquées. Celle de «Memento» (2000) par exemple, son premier succès. Un thriller raconté à l’envers, pour épouser le point de vue du héros qui a perdu la mémoire. Le film suit donc un schéma classique – les efforts de ce personnage pour venger la mort de sa femme - tout en déjouant constamment les attentes du spectateur. Comme Tarantino, Nolan a conscience que le public contemporain a perdu toute innocence. Des histoires de vengeance, des héros veufs inconsolés qui pourchassent le meurtrier de leur femme, le spectateur moderne en a vu des milliers. Le problème, c’est d’inventer des solutions pour retenir son attention sur ce film-ci.
Les gros films qui enveloppent le spectateur dans l’action pure me plaisent, mais pour que l’expérience soit vraiment intense, il faut des idées fraîches derrière la machine. Avec Inception, j’essaie d’inviter le spectateur dans un monde que je n’ai jamais visité avant. Je veux imaginer un cinéma d’action aux schémas différents. Quant à savoir si je bouscule Hollywood… Je n’arrive pas à prendre les mesures de cette industrie. Je suis perdu à l’intérieur et j’essaie de faire mon truc. […] Mon inspiration est née d’un sous-genre de films, autour de Matrix, qui examinaient la nature de la réalité. La question était : “Comment sait-on que ce qui nous entoure est bien réel ?” Il y a eu eXistenZ de David Cronenberg, Dark City d’Alex Projas, Fight Club de David Fincher et mon deuxième long métrage, Memento. […] On voit chaque été des blockbusters dont on sent immédiatement les contours. C’est décevant ! Mon souci principal en tant que réalisateur consiste à trouver des univers sans limites. Le rêve s’y prête idéalement. Son processus me fascine. Cette idée que l’esprit, en dormant, peut créer un monde d’infinis détails.
A story about the founders of the social-networking website, Facebook.
The Social Network
With Jesse Eisenberg as Mark Zuckerberg. The writer is Aaron Sorkin, of The West Wing and Studio 60 fame, and it is directed by David Fincher, who directed Fight Club, Se7en, The Game, Lords of Dogtown, The Curious Case of Benjamin Button…
This could be good. This could be really good. (via atestu)
Producing movies in a copyright free environment is theoretically impossible. The economics don’t make sense. But in the digital era, there are many things that are impossible in theory but possible in practice – such as Wikipedia, Flickr, and PatientsLikeMe. Add to this list: filmmaking to an audience of pirates. Contrary to expectations and lamentations, widespread piracy does not kill commercial filmmaking. Existence proof: the largest movie industries on the planet. What they are doing today, we’ll be doing tomorrow. Those far-away lands that ignore copy-right laws are rehearsing our future.
It was one of those days when it’s a minute away from snowing and there’s this electricity in the air, you can almost hear it. And this bag was, like, dancing with me. Like a little kid begging me to play with it. For fifteen minutes. And that’s the day I knew there was this entire life behind things, and… this incredibly benevolent force, that wanted me to know there was no reason to be afraid, ever. Video’s a poor excuse, I know. But it helps me remember… and I need to remember… Sometimes there’s so much beauty in the world I feel like I can’t take it, like my heart’s going to cave in.
HBO shows that the length and pace of an extended TV series allows for superior character development and depth of plot than a movie.
AvataRATP
Tag line : “Quand il n’y a plus de RER, les fans de Cameron se rebellent!”
Chaque épisode d’une demi-heure est mené tambour battant, sans pause, comme si l’excès d’énergie qui habite Malcolm Tucker se diffusait à l’ensemble des autres personnages et à l’action pour aboutir à des moments de véritable frénésie. Pris dans ce tourbillon, on se régale moins de l’histoire que des réparties et des situations qui sont parfois des petits bijoux.
Avertissement: une séquence de ce film est illustrée par une chanson de Carla Bruni. Si pour ce motif vous décidez de ne pas aller le voir, vous pourrez toujours vous justifier sur l’air de “C’est quelqu’un qui m’a dit”…
Fashion wouldn’t be fashion without Anna Wintour, easily the most powerful woman in the industry. But The September Issue suggests that Vogue, the industry’s bible, couldn’t be Vogue without Grace Coddington.