N’en déplaisent aux journalistes, qui nous prennent probablement pour de grands enfants qui ont besoin d’un contrôle parental pour différencier le bon grain de l’ivraie : les pauvres ! Ils ne vont pas savoir faire le tri sans nous. Ils vont se faire avoir par le discours pervers de la publicité, de la communication, si ce n’est de la propagande ! Ben, voyez-vous, on préfère s’en passer d’un tel filtre, qui nous considère ainsi. D’autant qu’il n’est guère capable lui-même de prouver la réalité de son indépendance, et que nous avons bien des raisons de penser que ce filtre est biaisé. Et puis nous avons trouvé d’autres filtres, en qui nous avons, curieusement, plus confiance : nos amis, sur Facebook et dans les réseaux sociaux, les blogueurs, que l’on finit par connaître bien, à la longue, car en ligne ils se dévoilent et c’est leur réputation personnelle qu’ils mettent en jeu. C’est finalement une garantie plus sérieuse que celle qu’offrent les journalistes des médias ! Les blogueurs y mettent un investissement personnel, un peu d’eux-mêmes, qu’il est bien plus difficile de galvauder au bout du compte : les tricheurs sont rapidement sanctionnés, ils disparaissent du circuit. Il ne me semble pas que ça fonctionne comme ça dans les médias…


















