Vendredi soir, dans l’espace onusien encalminé, Chinois et Américains poursuivaient leur tête-à-tête, tenant le monde en haleine, ou en otage, ou en respect… Le jeu se jouait tout en haut, pour le meilleur ou pour le pire; on l’ignorait, mais il finissait par se jouer sans nous. Tout l’échafaudage diplomatique monté par Borloo, la pugnacité stratégique de Sarkozy, l’Afrique avec nous, Grenelle et le “paquet climat”, tout ce qui était si vrai, chez nous, vu de Paris, comptait-il encore face à l’égoïsme ou aux regrets universels, à la dureté chinoise ou à l’habileté d’Obama? Voilà la France. L’an dernier, dans les balbutiements du G20 et le torrent de la crise, la France parlait pour l’Europe et par elle, elle était forte. Mais terminée la présidence française, le réel revient. Privée de l’Europe, la France redevient une puissance limitée, et le volontarisme écolo de Nicolas Sarkozy fait écho aux vaines et belles philippiques de Chirac sur “la maison qui brûle”… Dire le vrai, sans pouvoir changer le réel. Parler, mais qui nous écoute? Se consoler en se sachant dans le juste, ne jamais renoncer à le dire, et espérer qu’un jour nous serons écoutés? Sarkozy rejoue un classique: il fait comme si notre voix comptait, et ça deviendra vrai?
La chutes des empires britannique, portugais, espognol et français entre 1800 et 2009 (via Kottke)
Spoiler : la France éclate en 1960
Tirant les leçons des expériences étrangères, ils citent plusieurs études internationales qui prouvent que les réformes structurelles n’avancent pas dans les pays faiblement démocratiques où la crédibilité des acteurs est mince et la transparence absente. La France, selon les critères de gouvernance de ces mêmes études internationales, est très mal classée. Pour faire avancer les réformes, il faut donc, en préalable, réviser la gouvernance institutionnelle française, en clair la représentation salariale et la représentation politique dans les Assemblées. Pas de réformes sociales avec des syndicats qui ne représentent que 8% des salariés, pas de réformes économiques dans une Assemblée chasse-gardée des lobbies.
La France a été le seul pays d’europe occidentale à pouvoir opter pour la puissance maritime ou continentale, voire les deux à la fois. Pour d’évidentes raisons géographiques, l’Angleterre fut maritime ; les Etats allemands, continentaux. La puissance maritime de l’Espagne, quant à elle, est le fruit de son enfermement. Si la France avait eu une véritable ambition sur les mers, elle n’aurait pas si facilement renoncé à ses colonies lors du traité de Paris. Ses meilleurs soldats seraient devenus amiraux, et non pas généraux la médiocrité du personnel militaire maritime explique au reste bien des désastres. Le choix continental, qui se situe entre Richelieu et Napoléon pour se sceller avec Trafalgar, est lié à plusieurs tropismes territoriaux. D’abord l’illusion italienne, la manière dont les Français se sont engagés dans une impasse stratégique cela commence avec Charles VIII. Par la suite, l’habile politique de Richelieu vis-à-vis des Etats allemands. Et enfin la Révolution qui, notamment avec le Rhin, nous apporte le mythe des frontières naturelles. Voilà comment l’enchaînement des mythes territoriaux nous a conduits à laisser de côté toute ambition maritime.
Les choix de rupture que j’avais proposés aux Français et qui sont mis en oeuvre depuis quinze mois s’en trouvent, s’il en était besoin, validés : dans un monde où tout change à un rythme accéléré, la France doit changer profondément et rapidement si elle veut rester dans le peloton de tête, celui des nations qui font l’Histoire au lieu de la subir.
Because the number of Twitter users not mentioning a true location in their Twitter profile is estimated at around 50%, the actual number of Twitter users in France will probably exceed 6229.
En France, on pense nous pensons encore comme au temps du Congrès de Vienne, on fait l’Europe des États. Les États fédéraux, eux, une intelligence des lieux de pouvoir dans une structure fédérale et savent se mettre aux bons endroits. […] Notre classe politique ne veut pas admettre qu’elle n’a plus toutes les manettes de commande. Là encore, la situation n’est pas la même entre un Etat fédéral et la France. Dans un Etat fédéral ou assimilé (Allemagne, Espagne), la circonstance que l’Etat central n’ait pas tous les pouvoirs est une évidence, dès lors une délégation au niveau communautaire s’ajoute au partage national des compétences sans que les citoyens soient conduits à déconsidérer leur Etat central. En France, la simple affirmation d’une « fuite » des compétences au niveau communautaire fait craindre à certains politiques que leurs électeurs soient amenés à considérer que « le roi est nu ». En réalité la prise de conscience des responsabilité de chacun (Paris d’une part, Bruxelles, de l’autre) clarifiera la lecture que les Français ont de leurs relations au monde : ils pourront alors s’adresser aux bons interlocuteurs pour tels ou tels problèmes.
Nous avons travaillé naturellement gratuitement. L’ensemble des droits d’auteur du livre sera versé à l’Etat. Nous l’avons fait pour une raison qui peut paraître démodée : l’amour désintéressé de la France.
Pourquoi donc la liberté fait-elle si peur? Dans notre belle France on adore brandir la liberté au bout d’une pique. Mais on n’aime pas la faire vivre, lui donner du corps. L’incarner. Trop exigeant.
You realize that bars and clubs play loud music because it makes sobriety intolerable, right?Jakob on the awful socializing environment of bars.
— marco
That’s because the economic model requires the customers to drink as much as possible or leave as quickly as possible. Bars need a pretty high income per seat/surface unit to thrive. At least in France.
— hack pretending to be an intern.
Bien vu !

















