Aujourd’hui, toute tentative solitaire pour migrer sur le net sur la seule réputation d’un journaliste serait quasi vouée à l’échec : Barbier sans l’Express, Apathie sans RTL ou Canal +, ne représenteraient qu’eux-mêmes. Qui paierait aujourd’hui pour des éditos de Christophe Barbier ? Et on attend toujours le projet PPDA. La vraie conclusion, c’est ce que le seul qui joue à plein la carte de « personal branding » pour créer des médias et faire de l’argent et qui donc vient appuyer la démonstration de Xavier Ternisien, c’est Morandini. Mais bon, ce n’est pas du journalisme. Et ça ne donne pas envie. Hein, ça ne donne pas envie Monsieur Ternisien ?
Avant tout le monde, Morandini a compris la bascule : moins la France allait regarder la télévision, plus elle aurait besoin d’en parler (et d’en entendre parler), le lendemain, en voiture ou au bistrot. Savoir ce qui s’est passé, ce qui s’est dit, sur telle ou telle chaîne. Il ne s’agit pas de la critiquer, mais d’y faire référence, même en surface, juste pour maintenir le lien social.
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“Le système Morandini” par Erwan Desplanques sur Télérama.fr (October 2nd, 2008) Morandini, l’ami du watercooler. |

















