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Twitter en Une du prochain numéro de Time (via Valleywag) 
Gorgeous cover!

Twitter en Une du prochain numéro de Time (via Valleywag)

Gorgeous cover!

Boston Police on twitter (via 9gag)
Sur les réseaux sociaux : je pense que c’est un outil formidable ! Et je donne 2 conseils aux partis politiques. D’abord, ne pas penser qu’on va utiliser Internet, sans qu’Internet vous change. C’est aussi la suite d’une discussion que j’ai eue avec les équipes Internet de Barack Obama. Internet n’est pas juste un nouveau média : il a un pouvoir de transformation de nos sociétés, que le politique, qui est utilisateur, doit accepter et même anticiper. Et puis deuxième conseil justement : être véritablement utilisateur. Internet ne se théorise pas. Il faut pratiquer, avoir un rapport direct. Concernant Twitter, j’apprécie beaucoup le coté très direct, très spontané. Cela inquiète un peu mon cabinet et ma conseillère com’, surtout, qui se sent parfois un peu court-circuitée, mais je crois que cela fait du bien à tout le monde. En tous cas moi cela me fait du bien, Car j’ai plutôt un style très direct qui trouve mieux à s’exprimer comme cela. Ce n’est pas exactement de la com’, ou alors pas du tout au sens traditionnel : il y a un partage, car il y a une spontanéité qui n’est pas du tout celle d’un communiqué de presse par exemple.


TWITTER: Get up to the minute reports on what celebrities, who have no idea who you are, had for breakfast
FACEBOOK: Get up to the minute reports on what people you haven’t talked to in almost 20 years are having for lunch.
BakerTweet is a way for busy bakers to tell the world that something hot and fresh has just come out of the oven. It’s as simple as turning the dial and hitting the button. All of the baker’s followers get a Twitter alert to tell them that it’s bun-time. Or bread time. Or whatever.
Baker Tweet

Awesome concept !
Enseignement de ce fiasco: l’utilisateur lambda n’est pas un «early adopter» geek. Si les utilisateurs de Twitter sont capables de s’adapter au changement et même d’aller chercher tous seuls des petites applications (plugins firefox, client installé sur sa machine…) pour améliorer leur expérience de microblogging, ce n’est pas le cas du public de Facebook, devenu au fil de la célébrité (quasiment 10 millions d’utlisateurs en France, rappelle BienBienBien) plus familial, plus généraliste et par là-même plus rétif au changement lorsqu’il bouleverse ses habitudes de navigation, n’en déplaise à Michael Arrington. Finalement, au-delà des déboires de Zuckerberg et de son équipe, cette affaire revient à l’éternelle question de l’usage : pourquoi utilise-t-on Facebook ? Pour avoir des nouvelles de gens qu’on connaît mais qu’on voit peu, pour entrer en contact, regarder leurs photos de vacances, suivre leur évolution professionnelle ou sentimentale… Mais pas, ou peu, pour échanger des liens ou des informations comme on le fait sur Twitter.

Que recherchent les gens sur Facebook? Sans conteste la possibilité d’être au courant de tout ce que font leurs amis, ce vieux fond de voyeurisme qui nous fait nous délecter de la séparation d’un couple d’amis ou des photos bourré d’un collègue de bureau. Si ma mère a ouvert un compte, c’est bien pour “avoir de vos nouvelles, mes fils chéris”.

Certainement admiratif devant Twitter, Facebook a voulu renverser la table en postulant que l’avenir n’était pas au partage de l’actualité intime mais au partage de l’actualité avec un grand A. C’est ce qui a fait le succès de Twitter: son évolution récente en fait un média de jubilation collective sur l’actualité et non plus un outil de traçabilité de ses amis comme ça l’était à ses débuts.

Problème: pour l’instant, le grand public s’en fout de savoir 10 minutes avant France-Info qu’un avion s’est crashé à Amsterdam. Twitter est un outil pour junkie de l’information, une sorte de fantasme de journaliste qui voudrait que le flux d’information le poursuive jusque dans les chiottes, mais certainement pas un outil de masse. En expurgeant le news feed, colonne vertébrale du site, des infos personnelles (comme les photos taguées, les statuts amoureux, les inscriptions aux forums et events), Facebook pousse ses utilisateurs à «twitter», à poster des statuts, et encore des statuts (et aussi un peu de liens).